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mis à jour le 1 novembre 2026crypto-assetsmoney and banksMiCAAMFscams

Binance relance les retraits après un piratage de 6,3 milliards de dollars. Pourquoi ses clients en France sont dans une situation particulière depuis le 1er juillet, et comment vérifier si votre plateforme crypto est agréée

Binance indique que les retraits reprennent progressivement après le piratage du 29 octobre. En France, la plateforme n'a plus d'agrément MiCA depuis juillet. Ce que cela signifie pour un client, quelles protections les crypto-actifs n'ont pas, et comment vérifier une plateforme sur la liste de l'AMF.

Binance relance les retraits après un piratage de 6,3 milliards de dollars. Pourquoi ses clients en France sont dans une situation particulière depuis le 1er juillet, et comment vérifier si votre plateforme crypto est agréée

Le dimanche 1er novembre, la plateforme d'échange de cryptomonnaies Binance a indiqué qu'elle reprenait progressivement les retraits. Ils avaient été suspendus après un piratage survenu le jeudi 29 octobre, avec des pertes évaluées à un record de 6,3 milliards de dollars. Binance affirme que les fonds des utilisateurs sont en sécurité et que la plateforme, et non ses clients, absorbera le coût du vol. Elle n'a pas précisé comment ni selon quel calendrier se déroulera la reprise progressive (franceinfo, citing AFP).

C'est la promesse de l'entreprise elle-même. Pour un client résidant en France, un autre point compte davantage : depuis le 1er juillet 2026, Binance n'a plus le droit de fournir des services crypto ici.

Ce qui a changé le 1er juillet

Jusqu'à cet été, la France appliquait son propre régime au titre de la loi Pacte, les plateformes crypto s'enregistrant auprès de l'AMF en tant que PSAN. Le règlement européen MiCA s'applique aux prestataires de services sur crypto-actifs depuis le 30 décembre 2024, et les entreprises qui exerçaient déjà selon les règles françaises ont bénéficié d'une période de transition jusqu'au 1er juillet 2026. Comme l'AMF l'a annoncé le 6 juillet, cette transition s'est terminée le 2 juillet : proposer des services crypto dans les pays de l'UE exige désormais un agrément MiCA, et il n'existe aucun régime d'équivalence pour les prestataires hors UE. Les plateformes non agréées cessent progressivement leur activité selon des plans que l'AMF suit avec l'ESMA, l'intérêt des clients étant la priorité affichée.

Binance n'a pas d'agrément MiCA. Selon JeChange, depuis le 1er juillet, ses clients français peuvent seulement clôturer leurs positions et retirer des crypto-actifs ou des euros vers un compte bancaire ; ils ne peuvent ni ouvrir un compte, ni déposer de l'argent, ni acheter de crypto-actifs. Après le piratage, les retraits ont eux aussi été suspendus.

De nombreux nouveaux arrivants ont ouvert un compte sur une plateforme d'échange avant de déménager et n'ont pas remarqué le changement : l'application a le même aspect, mais le statut juridique de la plateforme en France est différent.

Les protections que les crypto-actifs n'ont pas

  • La garantie des titres, qui indemnise les investisseurs en cas de défaillance d'un intermédiaire, ne couvre pas les crypto-actifs, comme l'AMF l'a rappelé dès décembre 2024.
  • MiCA renforce la protection des clients des prestataires agréés mais, souligne l'AMF, ne supprime pas les risques inhérents aux crypto-actifs eux-mêmes.
  • La responsabilité prévue par MiCA pour les pertes causées par un prestataire s'applique aux entreprises agréées. Pour Binance en France, la lecture de JeChange est que la promesse de couvrir les pertes est un engagement commercial plutôt qu'une obligation légale.

Comment vérifier votre plateforme

L'AMF publie des listes blanches dans sa rubrique destinée aux épargnants particuliers. La catégorie à choisir est PSCA, prestataires de services sur crypto-actifs. Chaque fiche indique le statut de l'entreprise ("Enregistré" ou "Agréé"), la date et les services qu'elle peut proposer. Si une plateforme ne figure pas sur la liste, c'est une raison de se renseigner sur la base sur laquelle elle sert des clients en France. Selon l'AMF, au 6 juillet 2026, 31 acteurs du marché étaient agréés en France et 283 dans l'UE, d'autres agréments étant en cours de finalisation.

L'AMF rappelle également qu'un enregistrement ou un agrément ne constitue pas une incitation à investir : ces placements sont par nature très risqués.

Ce qui est habituellement pertinent après un incident de ce type

  • Vérifier l'état des retraits dans l'application ou sur le site de la plateforme, en les ouvrant directement. Un piratage très médiatisé est un prétexte commode pour l'hameçonnage : les e-mails et SMS "du support" contenant un lien pour "récupérer vos fonds" appellent à la méfiance.
  • Conserver l'historique des transactions et les relevés : ils aident aussi bien en cas de litige avec la plateforme que pour remplir une déclaration de revenus.
  • Ne pas oublier la fiscalité. La façon de déclarer les cessions de crypto-actifs et un compte sur une plateforme étrangère est détaillée dans notre guide sur les cases 3AN, 3BN, 3CN et le formulaire 2086.

Nous ne donnons pas de conseil individuel en matière d'investissement ou de droit ; en cas de litige avec une plateforme, les règles prévoient de saisir un tribunal, et une consultation auprès d'un avocat est la démarche appropriée.

Fiscly est un outil pédagogique pour vous aider à comprendre le système fiscal français. Il ne remplace pas les conseils d'un professionnel. Les situations fiscales sont individuelles — vérifiez toujours sur impots.gouv.fr ou auprès d'un expert-comptable pour votre cas particulier.

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