← Toutes les publications
mis à jour le 16 octobre 2026familyworkbenefitscongé de paternitéCPAMemployee rights

Congé de paternité en France : 3 + 4 jours sont obligatoires, 21 se placent librement, et un nouveau mois indemnisé est ouvert depuis le 1er juillet

Le congé de naissance, le congé de paternité et le nouveau congé supplémentaire de naissance sont trois congés distincts qui s'enchaînent. Les délais, les règles de fractionnement et la condition qui peut laisser une personne récemment arrivée avec le congé mais sans indemnisation.

Congé de paternité en France : 3 + 4 jours sont obligatoires, 21 se placent librement, et un nouveau mois indemnisé est ouvert depuis le 1er juillet

En France, le « congé pour la naissance d'un enfant » n'est pas un seul congé, mais plusieurs. Ils s'enchaînent, portent des noms d'une ressemblance déroutante, et chacun a sa propre durée, sa propre partie obligatoire et ses propres conditions d'indemnisation. Il est facile de les confondre, et cette confusion se paie en jours perdus et en jours non indemnisés.

Congé de naissance : 3 jours ouvrables

La page de service-public fixe le congé de naissance à 3 jours ouvrables. Ce congé est obligatoire, et il intervient avant le congé de paternité, et non à sa place.

Congé de paternité : 25 jours calendaires

Les règles prévoient 25 jours calendaires pour une naissance unique et 32 jours calendaires en cas de naissances multiples. Ces jours s'ajoutent en plus des trois jours du congé de naissance ; ils ne les incluent pas.

Le congé se divise en deux :

  • 4 jours calendaires immédiatement après le congé de naissance — obligatoires ;
  • les 21 jours restants (28 en cas de naissances multiples) — placés au choix du salarié.

La période qui doit être prise de manière continue, sans possibilité de choix, correspond donc à trois jours ouvrables plus quatre jours calendaires.

Comment les jours restants peuvent être fractionnés — et comment ils ne le peuvent pas

Le reliquat se prend soit en une seule fois, soit de manière fractionnée — mais en 2 périodes au maximum, d'au moins 5 jours chacune. C'est le point sur lequel les erreurs sont les plus fréquentes : répartir 21 jours sur trois courtes périodes n'est pas prévu. Deux périodes, oui ; des périodes de trois jours, non.

Deux délais qui passent facilement

  • Informer l'employeur au moins 1 mois avant le début du congé.
  • Prendre le congé dans les 6 mois suivant la naissance ou l'arrivée de l'enfant.

Le délai de six mois n'est pas une simple formalité. C'est celui qui expire le plus souvent sans bruit, pendant que la famille est occupée par le nouveau-né.

Qui y a droit

Selon les règles, le congé est accordé au salarié sans condition d'ancienneté. Il est ouvert au père de l'enfant, ainsi qu'au conjoint, partenaire de PACS ou concubin de la mère. Pour les couples de femmes, en cas de reconnaissance conjointe anticipée de l'enfant, le congé est prévu pour la mère qui n'a pas accouché.

L'argent : la condition qui piège les personnes récemment arrivées

C'est ici que les chemins se séparent, et cela concerne directement toute personne installée en France depuis peu. Le congé lui-même ne dépend pas de l'ancienneté. Les indemnités journalières — le versement de l'assurance maladie pour ces jours — en dépendent. Les règles exigent les deux conditions suivantes :

  • avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois précédant le début du congé ;
  • être titulaire d'un numéro de sécurité sociale depuis au moins 6 mois à la date de début du congé.

Pour une personne arrivée il y a quelques mois, c'est l'erreur typique : le droit au congé existe déjà, alors que le droit à être indemnisé n'existe pas encore. Ces conditions gagnent à être vérifiées avant le choix des dates, et non après.

Nouveau : le congé supplémentaire de naissance à partir du 1er juillet 2026

Un congé supplémentaire vient s'ajouter à cet ensemble. Selon service-public, le congé supplémentaire de naissance est accessible à partir du 1er juillet 2026 et concerne une naissance ou une adoption à partir du 1er janvier 2026 — ou un enfant né plus tôt si la date prévue d'accouchement était fixée au 1er janvier 2026 ou après.

Ce qui est prévu :

  • 1 ou 2 mois par parent, fractionnables en 2 périodes d'un mois chacune ;
  • une indemnisation à 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second, calculée sur le salaire brut des 3 mois précédant le congé ;
  • un plafond fixé par le plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 4 005 € au 1er janvier 2026 ;
  • un versement par l'assurance maladie ;
  • un accès uniquement après que le congé de maternité, de paternité ou d'adoption a été pris en totalité ;
  • les deux parents peuvent le prendre simultanément ou en alternance.

L'avant-dernier point est une autre erreur courante : il s'agit d'une couche supplémentaire, et non d'une alternative. Tant que le congé précédent n'a pas été entièrement utilisé, le nouveau ne s'ouvre pas.

Ce qu'il est utile d'établir à l'avance

Avant l'échange avec l'employeur, trois éléments sont utiles à connaître : la date à partir de laquelle court le délai de six mois ; si les 150 heures ont été atteintes sur la période concernée ; et depuis combien de mois le numéro de sécurité sociale a été attribué. Ces trois chiffres déterminent si le congé est indemnisé, et ils s'établissent en amont plutôt que le jour du dépôt de la demande.

Pour un salarié du secteur privé, c'est généralement la page de service-public sur le congé de paternité qui s'applique ; la fonction publique et certains autres statuts font l'objet de pages distinctes.


Source : Service-Public.fr — Congé de paternité et d'accueil de l'enfant d'un salarié du secteur privé, Vérifié le 01 juin 2026. Sur le nouveau congé : Congé supplémentaire de naissance : réponses à toutes vos questions, publié le 03/07/2026.

Fiscly est un outil pédagogique pour vous aider à comprendre le système fiscal français. Il ne remplace pas les conseils d'un professionnel. Les situations fiscales sont individuelles — vérifiez toujours sur impots.gouv.fr ou auprès d'un expert-comptable pour votre cas particulier.

Congé de paternité en France : 3 + 4 jours sont obligatoires, 21 se placent librement, et un nouveau mois indemnisé est ouvert depuis le 1er juillet